Le marché de l’immobilier à Lyon

de | 16 avril 2014

A Lyon, les prix de l’immobilier ne cessent d’augmenter, notamment à raison de 2% depuis l’été 2012. C’est en effet l’une des rares grandes villes françaises où le mètre carré se négocie à 3 200 euros en moyenne, jusqu’à 4 000 euros dans les quartiers résidentiels tels que Ainay et Triangle. Et c’est sans compter les quartiers tels ceux situés sur la Croix-Rousse, où les logements s’arrachent en mois de deux semaines. Il reste que le marché immobilier ralentit, les prix étant globalement trop onéreux.

Chute du volume des transactions immobilières lyonnaises

lyon-hotel-de-villeLoin du centre, comme à Bellecombe et Gerland, les demandes se font rares. Le neuvième arrondissement affiche également une baisse, notamment depuis que le tunnel de la Croix-Rousse a été fermée. C’est pourquoi le volume des transactions immobilières dégringole à Lyon, outre l’allongement des délais de vente et les négociations qui s’endurcissent davantage. En effet, à Lyon, il n’est pas facile de convaincre les acquéreurs.

La situation n’est pas la même en périphérie, où le marché immobilier envoie des signaux très contrastés. Si les maisons continuent de s’y vendre très bien, ce n’est pas le cas des appartements. Les communes telles qu’Oullins sortent également du lot, grâce à l’arrivée du métro,  contrairement à Villeurbanne, où les tarifs sont réputés trop excessifs, raison pour laquelle les primo-accédants s’y font rares.

Lyon séduit toujours les investisseurs en quête d’un bien locatif

lyon-immobilier2La deuxième ville économique de France intéresse toujours les investisseurs immobiliers malgré des prix élevés. En parlant justement de tarifs, il faut rappeler qu’ils ont augmenté de 18% à Lyon, entre 2009 et 2012. Dans le VIème arrondissement par exemple, le mètre carré s’achète entre 4 500 et 7 000 euros. Cela ne semble pas déranger les investisseurs, sans doute à cause de la renommée du quartier. C’est en effet l’équivalent du XVIème arrondissement de Paris.

Ailleurs, la situation est plutôt contrastée avec 2 800 euros le mètre carré dans le IIIème arrondissement, contre  4 500 euros dans les immeubles fraîchement bâtis du VIIème arrondissement. Les Ier et IVème arrondissements sont quant à eux réputés pour leurs logements anciens, datant surtout du XIXème siècle. Il est en effet possible d’y trouver de grands lofts, des appartements avec de belles hauteurs sous plafond, pour lesquels il faut débourser, en moyenne, 250 000 euros.

La capacité d’achat immobilier augmente à Lyon

Si d’une part, le marché immobilier semble ralentir à Lyon, le pouvoir d’achat immobilier a quant à lui fortement progressé de 2007 à 2012. La ville se positionne ainsi devant Toulouse et Nancy (également en progression), ainsi que Rouen, Bordeaux et Marseille (en baisse).

Note : La hausse des prix de l’immobilier semble favoriser particulièrement les propriétaires dont le patrimoine a largement progressé.

Les derniers chiffres présentés par la FNAIM

Selon la FNAIM, les prix moyens de l’immobilier seraient actuellement en recul à Lyon (comme dans le reste de la région), soit de 3.9% sur un an à 3 398 euros le mètre carré à la fin du deuxième trimestre. Sinon, en termes d’investissement dans l’immobilier, les chiffres afficheraient toujours une tendance haussière, notamment de 8% sur une période de 10 ans.