Le marché de l’immobilier parisien

de | 29 janvier 2014

Malgré une montée en flèche des prix de l’immobilier à Paris en Août 2012, l’on peut pratiquement dire que ces derniers mois, le marché de l’immobilier parisien accuse une baisse importante d’activité. Pour redémarrer ce secteur, les propriétaires se trouvent dans l’obligation de revoir leur prix à la baisse. Toutefois, les biens de petites superficies résistent mieux au réajustement de prix que les grands appartements.

Le marché dans le secteur immobilier à Paris s’est plus ou moins épuré

paris-de-hautLes acheteurs sont dorénavant de plus en plus pointilleux, surtout en matière de qualité des immobiliers mis sur le marché. Dorénavant, l’argument de vente favori des vendeurs, comme quoi, l’on se trouve dans la capitale, n’entraîne plus l’engouement d’antan. Les immobiliers mal maintenus en l’état devront alors s’accommoder d’un recul sur leur prix pour pouvoir être vendus. Toutefois, seuls les investisseurs, pratiquement inexistants, consentent à négocier sur ces logements.

Des mouvements raisonnables de transaction dans les Ier, IIème, IIème et IVème arrondissements

Sans être pour autant élevé, le marché de l’immobilier dans ces arrondissements s’est plutôt maintenu à un niveau stable. Cela semble dû au fait que le cœur de la capitale est plutôt réduit, dimensions parlant, donc contrats limités aussi. L’appât d’économie d’impôt, à cause de la réduction de l’imposition des plus-values, et ce pour une durée de 1 an, peut refaire flamber les activités immobilières dans ces secteurs. Toutefois, les logements de petites surfaces de moins de 150 m² prennent la part belle dans le marché des transactions. Les prix y sont pratiqués de 6 750 euros à 11 150 euros le m².

La correction des prix fait reprendre les transactions dans les Vème, VIème et VIIème arrondissements

Après un été plutôt calme, le marché semblerait reprendre du poil de la bête. Comme les temps où les prix exorbitants pour tous types de biens immobiliers se trouvant dans ces arrondissements semblent révolus, la révision à la baisse des prix, surtout pour les biens surestimés, ouvrira de nouveau les portes aux négociations. Auparavant, la barre des 10 000 euros le m² fut largement dépassée dans les transactions. Désormais, la correction oblige les propriétaires à reconsidérer leurs prix. Allant de 5 à 8% pour les beaux biens, et de 10 à 15% pour ceux présentant des défauts, les réajustements débloqueront rapidement les ventes.

Les petites surfaces accaparent la plus grande partie du marché dans les IXème et Xème arrondissements

Les immobiliers de petite taille, tels les studios d’étudiant, … tiennent plutôt bon face au ré-ajustage des prix, contrairement aux grands appartements qui sont délaissés. Ils ont même rebondi de 2.4% en moyenne en un an d’après certains notaires, dans les quartiers prisés. Néanmoins, un recul moyen de 3 à 4.9% sur un an a été accusé dans les parties moins à la mode de ces arrondissements.

Les prix ont cédé jusqu’à 10% en 18 mois dans les XIème et XIIème arrondissements

Les agents immobiliers reçoivent de plus en plus d’appels d’acheteurs potentiels après que les prix aient été révisés à la baisse. Toutefois, comme ailleurs, seules les petites surfaces de moins de 50 m² suscitent l’intérêt des acquéreurs. Le stock augmente pour les grands appartements.

Un regain d’énergie dans les XIIIème, XIVème et XVème arrondissements

Comme partout ailleurs, le réajustement considérable des prix opère un changement d’attitude des acquéreurs qui sont de plus en plus nombreux à se manifester. Des prix descendant jusqu’à 6 580 euros le m² ont été vus dans le quartier Gare du XIVe. Néanmoins, dans les quartiers comme Saint-Lambert, Grenelle du XVe, les prix y ont légèrement augmenté, jusqu’à 3% en moyenne.

Les grandes surfaces en difficultés dans les VIIIe, XVIe, et XVIIe arrondissements

Même si les quartiers y sont typiquement chics, les biens supérieurs à 200 m² sont difficiles à écouler. Une baisse conséquente jusqu’à 12% doit être appliquée pour trouver acquéreur dans le XVIIe. Dans le XVIe, les prix ont fondu jusqu’à 8 000euros le m² pour les biens avec défauts. Les biens dans le VIIIe n’y ont pas échappé et affichent moins de 3.6% en moyenne.

Constance des prix dans les XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements

Malgré qu’ils aient été étiquetés les moins chers à Paris, les prix y sont le plus maintenus par rapport à ailleurs. Pour espérer une meilleure accessibilité du marché, les agences misent sur la situation politique et fiscale du moment.