Le marché immobilier à Marseille

de | 30 janvier 2014

A l’instar des grandes villes françaises telles que Toulouse et Lyon, la cité phocéenne se veut aussi de prendre le visage  d’une ville moderne. Elle a ainsi restructuré ses quartiers et réhabilité ses anciennes constructions. L’apparition de nouveaux logements, bureaux et surfaces commerciales a également beaucoup contribué à la métamorphose de Marseille, sans parler du TGV qui a permis à son désenclavement économique. C’est aussi une ville universitaire, accueillant dans le quartier de Château-Gombert une technopole dédiée à l’enseignement scientifique, où l’on retrouve notamment l’Ecole centrale de Marseille, l’Ecole polytechnique universitaire, le Centre de mathématiques et informatique de l’Université de Provence, etc. La culture est également mise en exergue à Marseille puisque l’on vient d’y construire le MuCEM ainsi que le mussée Regards de Provence dans le quartier de la Joliette. Ceci étant, la cité phocéenne est loin d’être la capitale de l’immobilier…

Marseille séduit les touristes et non les investisseurs immobiliers

port-marseilleLa capitale européenne de la culture attire chaque année des millions de touristes. Elle figure en effet parmi les destinations françaises les plus prisées, et ce, quelle que soit la saison. La ville n’attire cependant pas les investisseurs immobiliers. C’est le cas notamment dans le quartier de la Joliette (IIème arrondissement), où le prix du mètre carré est pourtant relativement bas (2 100 euros en moyenne), malgré la construction du MuCEM et du musée Regards de Provence. La cité phocéenne voit ainsi le volume des transactions de son marché immobilier baisser de 18%. La seule légère hausse qui a été observée concerne le marché des locations, grâce notamment aux professionnels de la culture venus s’installer dans la ville pour une durée d’un an maximum.

Immobilier à Marseille : baisse des prix et marché contrasté

marseille-bonnemerreBompard et Saint-Barnabé, voilà deux exemples de quartiers qui restent prisés à Marseille. Les prix chutent cependant au centre, -11% dans le Ier arrondissement et -13% dans le IIIème.  Et si le prix du mètre carré tourne aux alentours de 3 160 euros dans les VIIème et VIIIème arrondissements, il est de 1 520 euros à la Belle de Mai. Les quartiers nord sont en effet les moins chers de la ville. Le IIIème arrondissement accueille, quant à lui, des logements neufs. Pour ce qui est du XVIème, il faut dire qu’il s’agit d’un arrondissement contrasté, où l’on ne paye pas moins de 2 600 euros le mètre carré ancien. Cet arrondissement englobe en effet quelques secteurs prisés par une population branchée, à commencer par celui de l’Estaque.

Du côté de la vente d’appartements, le marché semble également se durcir dans la cité phocéenne. En un an, les prix ont diminué de -3% dans l’ancien et -5% dans le neuf, sans parler de la fracture entre les quartiers Nord et Sud qui se fait de plus en plus remarquer. Pour ce qui est du marché des bureaux, les produits de qualité tels que les immeubles implantés à la Joliette affichent des valeurs locatives se situant entre 210 euros à 270 euros/ m²/an, contre 140 euros/m²/an en moyenne pour les bureaux de seconde main et qui, notons-le, ont poursuivi la baisse amorcée en 2012. Enfin, dans les quartiers centraux, les valeurs locatives des produits moyens se situent entre 100 euros et 130 euros/m²/an.

Remarque

Malgré le matraquage fiscal, le marché de l’investissement immobilier n’est pas complètement bloqué à Marseille. On peut en effet y trouver quelques investisseurs exigeants qui font de bons achats, le plus souvent des anciens chefs d’entreprises souhaitant placer le produit de la vente de leur société. Les professionnels de l’investissement ont quant à eux quasiment déserté la ville.